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Initiatives associatives et transferts d’expériences

Les usagers des Centres Publics d’Action Sociale Belges au regard des TICS

Présentation d’une étude effectuée en Belgique

Source : @-Brest

Date : 07/07/06

Résumé : la Cellule Interfacultaire de Technology Assessement (CITA) et le Centre de Recherche Informatique et Droit (CRID) de l’Université de Namur en Belgique étudient depuis novembre 2005, l’informatisation des Centres Publics d’Action Sociales Belges. Ils ont effectué des d’entretiens et une enquête quantitative menée dans l’ensemble des CPAS de Wallonie. Ils dégagent ici une série de résultats marquants d’un point de vue socio-organisationnel, juridique et psychosocial. D’un point de vue psycho-social, les chercheurs de l’équipe se sont intéressés à l’utilisation des TIC par les usagers des CPAS. Dans la littérature, il est fréquent de dire que les TIC tendent à créer une nouvelle ségrégation sociale liée à leur accès. Le concept de « fracture numérique » s’est vite imposé pour désigner ce processus sélectif de diffusion d’Internet au sein de la population, concept empreint d’un certain déterminisme puisqu’il induit l’idée d’une rupture entre ceux qui ont accès à l’information numérique et les « exclus », c’est-à-dire ceux qui n’y ont pas accès. Qu’en est-il des usagers de CPAS ? Sont-ils des « exclus » d’Internet ? La plupart des travailleurs issus de CPAS ou de mouvements associatifs interviewés ont constaté qu’il n’était pas exceptionnel qu’un usager de CPAS possède, à titre personnel, un ordinateur connecté à Internet. L’ordinateur connecté semble donc progressivement s’immiscer au sein de la population des usagers des CPAS. La réalisation d’actions de proximité destinées à encadrer et à sensibiliser un large public à l’usage des TIC s’est donc vite imposée..., l’accès généralisé à ceux-ci apparaissant comme une nécessité autant économique que sociale ... Constatons que si les principaux acteurs sociaux de proximité se mobilisent progressivement pour mettre en place, des projets technologiques destinés à leurs usagers, rares sont les projets institutionnels sollicitant directement les CPAS pour mettre en place de telles actions. Cette mise en œuvre d’une politique publique de réduction de la fracture numérique repose sur la collaboration d’acteurs publics et de mouvements associatifs au sein des CPAS. La mutualisation des expériences et des analyses s’avère plus que jamais nécessaire

Résultats de l’enquête quantitative en PDF

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Posté le 7 juillet 2006 par EComtat