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Logiciels libres

Libre et coopération accès public, écrit public et co-production de contenus accompagnés : l’exemple brestois

Colloque Logiciels libres et Administration Publique les 23 et 24 mai 2006 à Québec

Source : @-Brest

Source : Michel Briand

Date : 23/05/06

Résumé : Contribution de Michel Briand, au Colloque Logiciels libres et Administration Publique à Québec. La ville de Brest a initié une politique d’appropriation sociale des TIC qui cherche à réduire les exclusions et favoriser le lien social. Consciente des enjeux de transformation portés par Internet, l’objectif de cette politique est de relier progrès technologique et vie sociale dans la cité. Progressivement sur une dizaine d’années, l’action publique s’est déplacée de la question de l’accès aux nouvelles technologies (infrastructures, connexion) à celle des usages et des services, puis plus récemment à celle des contenus. L’exemple brestois rend compte de cette évolution. La ville compte aujourd’hui 77 papis « Points d’accès publics à Internet », plus d’une centaine de sites de publication associatifs ou de quartiers et voit émerger les initiatives d’autoproductions collaboratives : CD bureau libre, photothèque ouverte, médiathèque coopérative, encyclopédie-atlas-carnet wiki-brest. Initié au sein de communautés de développeurs informatiques et s’adaptant aux besoins d’échanges entre personnes, le logiciel libre est indissociable du développement d’Internet. GNU, Linux, Mozilla, Open Office et les outils plus techniques d’apache, du php, du pair à pair jalonnent l’histoire récente de l’Internet et du multimédia. La coopération a été le fil conducteur de ces initiatives. Il s’agit d’une démarche d’innovation sociale et de travail en réseau. Le logiciel libre par son développement au sein de larges communautés est symbolique des mutations, non pas techniques mais culturelles introduites par la diffusion des outils de l’Internet dans la société. La mise en place du projet « Bureau libre Free Eos », CD d’outils de bureau libre conçu localement à partir de coopérations entre une ville, des associations locales et une association nationale (Free Eos) a constitué un tournant dans l’action publique. Le CD a été diffusé à 150 000 exemplaires. Fort de ce succès, on mesure la place que peut prendre une initiative publique dans une société de l’information dominée jusque là par de grandes sociétés privées. Le choix de privilégier la dimension « outils de bureau » dans l’environnement le plus courant « Windows » a permis une large diffusion via les acteurs du service public local (bibliothèques, équipements socioculturels, lieux d’accès public, associations) et les établissements d’enseignement (universités, lycées ..), diffusion qui devrait encore s’élargir en 2006

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Posté le 24 mai 2006 par EComtat