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Pays en développement et diffusion des TIC

L’Internet, un bien commun planétaire ?

Auteur de l’article : M. Elie – Ingénieur informaticien, président de l’Observatoire des usages de l’Internet

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : Est-ce que l’Internet est une toute petite planète ne desservant qu’une minorité de la population mondiale bien localisée en certains endroits ? Est-ce que ce constat fait en 2001 par les auteurs du rapport du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) reste fondé ? M. Elie dresse un état des lieux. Il observe que si Internet reste une petite planète largement dominée économiquement et culturellement par les USA et les pays occidentaux, la population mondiale dont il affecte les conditions de vie est beaucoup plus élevée. Chacun est concerné, car Internet devient l’instrument de la globalisation des échanges. Ses usages affectent désormais l’ensemble de l’économie, de la santé, de l’administration, de la politique … Toutefois, l’outil Internet hérite de la très mauvaise répartition mondiale de l’infrastructure téléphonique qui lui sert de plateforme technologique de départ. Cela a pour effet l’accroissement du fossé. Dans les pays en dévéloppement, l’usage de l’Internet est freiné par l’absence ou la faiblesse des infrastructures téléphoniques mais aussi par la complexité de l’interface homme-machine utilisé. L’Internet passe par la maîtrise de l’écrit et la majorité des pages Web sont en langue anglaise. L’informatique demande aussi un apprentissage pour manipuler l’ordinateur et son environnement (clavier, souris etc.). « L’illétrisme informatique » constitue un handicap pour les populations des pays en développement. A cela s’ajoute aussi un obstacle économique qui demeure dans bien des cas encore infranchissable. Néanmoins, Internet offre aussi des opportunités pour les pays du Sud. Il contribue à l’émergence d’une nouvelle géographie avec de nouvelles frontières : les « frontières électroniques ». Des ouvertures se font sur le plan culturel, en matière d’éducation et aussi dans le domaine de l’économie. Par exemple, les échanges scolaires entre pays du Nord et pays du Sud via Internet se multiplient (e-learning, formation professionnelle à distance, coopérations diverses, etc.). Internet permet aussi de maintenir du lien entre communautés géographiquement dispercées (diaspora, immigration, etc.). Les TIC offrent aussi des possibilités d’externalisation du travail vers les pays moins développés. Toutefois, des pays restent en marge de ces changements et ont des niveaux d’équipement très bas (la Syrie). Les pays les moins développés ont peu de moyens à consacrer au développement d’Internet (infractructures, matériel informatique) et à la production de contenus numériques. L’auteur se demande si l’on va pouvoir faire à terme l’économie d’une politique mondiale de l’Internet

Posté le 30 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

L’Internet, un vecteur essentiel pour le développement individuel et communautaire

Le fossé numérique cesse de se creuser entre le Nord et le Sud

Source : Le Matin

Date : 26/06/06

Résumé : Le fossé numérique cesse de se creuser entre le nord et le sud. Toutefois, il reste des millions de personnes – notamment sur le continent africain - qui ne sont toujours pas connectées à la société de l’information. Il s’agit de sensibiliser les Etats africains pour qu’ils s’impliquent davantage dans une diffusion croissante de l’Internet auprès du grand public et de sensibiliser les instances nationales et régionales aux enjeux de la gouvernance de l’Internet. L’Internet doit être perçu par les Etats comme un vecteur essentiel pour le développement individuel et communautaire. La régulation doit être basée sur le principe d’intégrer cet outil dans la structure du service universel, au même titre que le téléphone et le courrier. En ce qui concerne le Maroc, le Royaume qui a adhéré presque spontanément aux NTIC, semble aujourd’hui convaincu que seule une intégration à ces technologies lui offrirait la chance de s’insérer dans la dynamique mondiale de la compétitivité et du savoir. Le gouvernement marocain a pris des mesures pour promouvoir les TIC en collaboration avec l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). Il a mis en place la stratégie e-Maroc, ainsi que la mise en œuvre d’un programme baptisé "Génie" qui prévoit l’équipement de 8.500 établissements scolaires de salles multimédia, le lancement en octobre 2005 du processus de libéralisation de ce secteur et l’adoption du projet de loi relatif à la signature électronique

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Posté le 30 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Cambodge : livreur d’e-mails dans le Ratanakiri

Source : 01net.

Date : 16/06/2006

Résumé : Les habitants de la province de Ratanakiri, région pauvre du Cambodge à deux heures de route de Phnom Penh, où il n’y a ni électricité ni téléphone surfent et échangent des e-mails avec le monde entier depuis quelques mois. Ce "miracle", ils le doivent à des ingénieurs du Massachusett Institute of Technology (MIT) appartenant à l’association First Mile Solution, ainsi qu’à cinq motos. Sur leurs porte-bagages, solidement sanglées, une borne Wi-Fi et une connexion satellite montante à 256 Kbit/s. Chaque matin, les motos viennent télécharger les e-mails à l’antenne satellite du Capitole de la ville de Banlung. Ces facteurs du futur distribuent ensuite les messages via le Wi-Fi dans quinze écoles de village et un centre de santé. Les établissements possèdent chacun un PC avec une carte réseau sans fil, alimenté par les panneaux solaires installés sur le toit. Les motos récupèrent alors le courrier à envoyer et les requêtes internet émises par le biais d’un moteur de recherche asynchrone. Les réponses arriveront par la prochaine tournée. Les enfants échangent avec d’autres écoles, mais également avec leurs parrains à l’étranger, par exemple.

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Posté le 30 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Vingt-quatre pays sont alignés pour le cable sous-marin africain

Le cable EASSy

Source : africatime.com/ Nepad Dialogue

Date : 20/06/2006

Résumé : Les Ministères responsables des TIC de l’Afrique orientale et australe ont approuvé de façon unanime en juin 2006 le Réseau d’infrastructure TIC à large bande du NEPAD, y compris les principes opérationnels régissant le Projet de système sous-marin de l’Afrique orientale (EASSy). L’agenda prévoit que le cable sous-marin EASSy sera opérationnel en 2008. L’Ile Maurice est le 24ième et dernier pays qui rejoint le Réseau à large bande, et le câble EASSy. Les autres pays sont Uganda, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Mozambique, Lesotho, Botswana, Somalie, Malawi, Zambie, RDC, Ethiopie, Erythrée, Burundi, Swaziland, Angola, Zimbabwe, Namibie, Soudan, Djibouti, Madagascar, Maurice et Afrique du Sud. Le câble EASSy ira de Durban en Afrique du Sud à Port Soudan au Soudan. Les pays membres de EASSy ont adopté le principe opérationnel de ‘l’accès libre’ qui permet à toute société enregistrée dans les pays membres de EASSy de participer comme et quand elle le souhaite. L’accès libre est considéré comme le meilleur modèle qui pourrait conduire à la réduction des coûts des télécommunications. L’objectif est de faire que plus de personnes aient accès aux télécommunications. Il s’agit de réduire le fossé numérique et le fossé de croissance socio-économique à l’intérieur du continent africain. Il s’agit aussi de contribuer au développement du continent

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Posté le 23 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

La fracture numérique en Afrique

La diffusion et la pénétration des TIC sur le continent africain : un bilan contrasté

Auteur du rapport : Bernard Conte – Maître de conférences – Centre Economie du développement – Bordeaux IV

Résumé : la mondialisation s’accompagne de la diffusion d’Internet à travers le monde. On est entré dans une ère nouvelle : celle des réseaux. Internet est, en effet, un nouveau vecteur de développement et d’échanges qui offre de nouvelles possibilités. Dans ce contexte, la diffusion d’Internet dans les pays du Sud devient une priorité. L’intégration à ces réseaux peut être une voie prometteuse pour le développement des pays du Sud. L’auteur a construit un indicateur synthètique de développement d’Internet en Afrique (l’indicateur IDIA) pour établir une mesure de diffusion des TIC. Cela permet d’évaluer l’intégration des différents pays du continent aux réseaux mondiaux. L’indicateur IDIA prend en compte 5 paramètres : le nombre d’utilisateurs d’Internet en Afrique, la télédensité (nombre de lignes téléphoniques fixes rapporté à la population), le nombre de fournisseurs de services Internet, le débit international (en kilo-bits par seconde rapporté à la population) et le nombre d’ordinateurs connectés. Il mesure essentiellement l’aspect quantitatif du developpement du réseau et n’inclut pas, pour le moment, d’autres paramètres relatifs aux usages des TIC. Cet indicateur se fonde sur les données disponibles de 1997 à 2000. Il s’agit d’analyser les évolutions de la pénétration d’Internet en Afrique sur la période. On notera que seuls 36 pays ont pu être pris en compte sur la période considérée. Les résultats font état de l’existence d’une fracture numérique profonde à l’intérieur même du continent africain. Les écarts entre les valeurs de l’indicateur INDIA selon les pays sont importants. Les cinq premiers pays du classement par rapport à l’intégration au réseau se situent en Afrique australe. Les pays d’Afrique du Nord se situent aussi en tête du classement. On voit aussi que les pays francophones se détachent (notamment le Gabon et le Sénégal et, dans une moindre mesure, le Togo et la Côte d’Ivoire). En queue du classement, on trouve les pays enclavés ou qui ont subit des troubles (République démocratique du Congo, Ethiopie, Somalie, Tchad, Libéria, Burundi, Niger). Toutefois, il y a aussi dans le même temps une tendance à la convergence et à la réduction de cette fracture numérique entre les Etats. On observe, en effet, une réduction relativement rapide et importante de la dispersion de l’IDIA dans le temps. L’Internet se développe relativement rapidement en Afrique, mais de façon inégale. La réduction des disparités inter-étatiques devrait encore s’accélérer sans pour autant faire totalement disparaître la fracture numérique entre les pays. Il convient de s’interroger sur les types de politique à mettre en œuvre pour corriger et réduire encore ces inégalités

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Posté le 22 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Internet bouscule toutes les situations acquises

Point de vue : la fracture numérique vue par le PDG de Google

Source : Le Monde

Date : 24/05/06

Résumé : dans Le Monde du 24 mai 2006, Eric Schmidt, PDG de Google, donne une vision optimiste de la fracture numérique dans les années à venir dans les pays en voie de développement. Il part du constat que pendant des siècles, l’accès à l’information était réservé à une élite. Aujourd’hui, il se démocratise grâce à Internet. Il suffit de taper quelques mots-clés sur un moteur de recherche pour obtenir des informations. En quelques années, Internet est passé d’un phénomène marginal à un média "incontournable", au coeur de notre existence. C’est la technologie de communication qui a le plus bouleversé notre vie depuis l’invention de la télévision. Il y a aujourd’hui plus d’un milliard de personnes en ligne, qui se connectent, communiquent et partagent les données. Toutefois, cela ne représente que le cinquième de la population mondiale. Il s’agit pour l’essentiel d’habitants de pays développés. A l’heure actuelle, la fracture numérique est bien réelle et le taux de pénétration d’Internet dans les pays développés est presque dix fois plus élevé que dans les pays émergents. Seuls, en effet, quelques rares privilégiés des pays en voie de développement résidant dans les zones urbaines disposent d’une ligne de téléphone fixe. En Afrique subsaharienne, moins de 1 % des foyers sont équipés d’une ligne fixe. Même si chacun d’eux disposait d’une connexion haut débit, ils ne pourraient pour la plupart s’offrir un ordinateur - dont le prix représente plusieurs fois leur revenu annuel moyen. Toutefois, Eric Schmidt estime qu’à terme Internet va aussi se développer dans les pays pauvres. L’accès à Internet par la téléphonie mobile jouera, selon le PDG de Google, un rôle important pour combler le fossé entre pauvres et riches. Les téléphones portables sont moins onéreux que les ordinateurs de bureau. Ils sont trois fois plus nombreux, ils se développent deux fois plus vite et sont de plus en plus dotés d’un accès à Internet. De surcroît, la Banque mondiale estime que plus des deux tiers de la population du globe est desservie par un réseau de téléphonie mobile. Le portable sera le prochain phénomène technologique majeur, ouvrant beaucoup plus largement l’accès à Internet et à ses avantages. La numérisation va permettre aux populations des pays émergents d’accéder à la même information que celle dont on dispose dans les pays développés. Ainsi un écolier africain pourra aussi trouver des articles pour sa recherche provenant du monde entier

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Posté le 16 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

L’UNESCO assistera au Conseil stratégique de l’Alliance mondiale pour les TIC au service du développement

Promouvoir l’usage des TIC pour le développement

Source : Unesco

Date : 12/06/06

Résumé : L’UNESCO constitue l’un des 60 sièges du Conseil stratégique de l’Alliance mondiale pour les TIC au service du développement. L’Alliance mondiale doit tenir sa réunion inaugurale les 19 et 20 juin 2006 à Kuala Lumpur en Malaisie. Le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a approuvé le lancement de l’Alliance mondiale, plateforme inclusive et multipartite pour la promotion de l’usage des TIC dans les activités visant à atteindre les objectifs de développement internationaux, dont les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il revient à l’Alliance mondiale de définir des solutions afin que toutes les populations à travers le monde puissent avoir accès aux technologies, à la croissance économique et à des opportunités dans le domaine de l’éducation

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Posté le 12 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

TIC, développement et réducation de la pauvreté

Utilisation des TIC pour stimuler le développement durable dans les pays en développement

Auteur : S. Finquelievich

Article extrait de l’ouvrage : L’autre côté du faussé. Regards Latino-américains et des Caraïbes sur le SMSI

Publication de la RedISTIC

Date : 2003

Résumé : les TIC peuvent-elles jouer un rôle efficace dans la réduction de la pauvreté en Amérique latine et aux Caraïbes ? Ces effets peuvent-ils être perceptibles à court et moyen terme ? S’ils sont perceptibles, est-ce que c’est grâce aux effets consolidés d’une série de micro entreprises locales utilisant les TIC ou est-ce que cela est le résultat de programmes d’Etats. Le projet “TIC et réducation de la pauvreté en Amérique latine et aux Caraïbes” se propose d’identifier dans quelle mesure et de quelles manières sont utilisées les TIC, et notamment Internet pour élaborer des stratégies de politiques publiques capables de répondre de manière adéquate aux besoins de la population et de stimuler le développement durable

Posté le 22 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Réduire la fracture technologique dans les pays et entre pays

Session de la Commission de la science et de la technique au service du développement

Source : Unesco

Date : 15/05/06

Résumé : La Commission de la science et de la technique au service du développement des Nations Unies (CNUCED/UNCSTD, CSTD) doit tenir sa neuvième session du 15 au 19 mai 2006 à Genève (Suisse). La Commission se réunit pour évaluer l’ampleur de la fracture technologique dans les pays et entre pays, et pour tirer des enseignements de l’expérience des pays qui ont réussi à progresser sur l’échelle technologique. Il s’agit d’élaborer un cadre de politique générale pour aider les pays en développement à renforcer leurs capacités technologiques

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Posté le 16 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Les TIC à la rescousse de la santé publique malienne

Le projet keneya Blow’n

Article publié dans : Capacity.org n°23 - ISSN 1571-7488

Auteurs : O. Ly, F. Laureys

Date : octobre 2004

Résumé : le secteur malien de la santé public est lui-même « malade » (manque de moyens, manque de personnel qualifié, corruption ...). Le projet Keneya Blow’n (« portail santé » en bambara), qui a débuté en septembre 2000, a pour objectif d’apporter des solutions et des remèdes à ces maux. Il s’agit de mettre en réseau les principaux hôpitaux du Mali grâce à Internet. Le projet vise à introduire des applications telles que la formation médicale à distance et les services d’information médicale

Posté le 3 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul