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Initiatives de terrain et politiques publiques

Les espaces publics numériques

Auteur de l’article : J.-C. Sarrot – Coordonnateur pour pour les NTIC de l’Institit national de la jeunesse et de l’éducation

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : Les politiques publiques d’accès aux nouvelles technologies voient le jour en France en 1997. Le Programme d’action gouvernemental pour la société de l’information (PAGSI) lance un grand chantier de mise en ligne de données publiques et de l’administration électronique. Il s’agit d’une offre de contenu, mais aussi une aide à l’accès au TIC au sein de différents lieux : l’école, la formation professionnelle, le domicile (aide à l’équipement), l’entreprise, les lieux d’accés publics (EPM). Les espaces publics multimédia sont des lieux à but non lucratifs qui proposent à chacun un accés libre et accompagné aux nouvelles technologies. Les premiers espaces publics multimédias sont issus d’initiatives locales (à Brest, l’association Infini créée en 1995 à pour objectif de favoriser l’accès de tous à Internet). Les pouvoirs publics adoptent une stratégie de développement des espaces publics multimédias avec deux approches : l’équipement multimédia de lieux culturels préexistants (bibliothèques …) et la labélisation de lieux pilotes nés de ces initiatives. En 2001, la Mission interministérielle pour l’accès public à la micro-informatique (MAPI) institue le label EPN (Espace Public Numérique). Les EPN doivent avoir un caractère non commercial. Ils doivent proposer des modules gratuits de sensibilisation à Internet et une formation initiale (Passeport pour l’Internet et le Multimédia : le PIM). Il faut aussi qu’il y ait au moins un animateur multimédia dans l’équipe et au moins 5 ordinateurs connectés. Le label EPN se juxtapose au label PointCyb du Ministère de la Jeunesse, au label ECM (Espace Culture multimédia) du Ministère de la Culture … Les collectivités territoriales ont trouvé des solutions pour équiper leurs espaces publics : rachat d’ordinateurs usagers encore performants à des entreprises, utilisation de logiciels libres et gratuits. Certains Espaces publics multimédias collaborent avec les agences locales pour l’emploi, ou pour l’accès au droit et à l’administration. L’essor des ces espaces publics a accompagné l’emergence d’un métier d’animateur multimédia. Il s’agit d’un rôle clé de médiation, d’animation et de relation humaine. L’animateur doit pouvoir accompagner un projet personnel ou collectif

Posté le 5 juillet 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Sommet mondial sur la Société de l’information : une chance à saisir

Imposer une autre vision du développement

Auteur de l’article : A. Clerc

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : Le SMSI s’inscrit dans la lignée des grandes manifestations de l’ONU, pour autant, il s’agit bien d’un sommet de nouvelle génération. Il a une approche prospective. Il propose aux chefs d’Etats et de gouvernements une « vision commune et partagée » de notre futur. Il est résolument tourné vers l’avenir. C’est aussi un sommet qui porte sur un thème transversal et global à savoir l’avénement de la Société de l’information. Il analyse les questions relatives au passage de la société industrielle à la société de l’information. Le SMSI de Genève de 2003 a décidé de s’ouvrir aux représentants de la société civile et du secteur privé. On implique ainsi tous les acteurs concernés par l’avénement de la société de l’information et cela permet aussi de placer l’Etat comme arbitre privilégié entre les intérêts des pouvoirs économiques et les attentes des citoyens. Le SMSI permet aux responsables politiques et économiques du monde entier de repenser la société post-industrielle. Le sommet est un véritable processus de construction d’un « agir ensemble ». Il intervient à un moment clé de notre développement mondial alors que la globalisation s’impose un peu partout dans le monde, que les Etats se concentrent désormais sur leurs prérogatives régaliennes primaires et que la pauvreté prend des dimensions alarmantes tant dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Le sommet permet aux différents acteurs de mener une réflexion globale qui intégrent ces mutations. La société civile invitée à participer au SMSI pourra-t-elle dépasser ses propres clivages et imposer une autre vision du développement ? Les enjeux du SMSI sont fondamentaux pour la population mondiale et plus encore pour les personnes déshéritées : accés au savoir, à l’éducation, à la diffusion et au partage des connaissances, préservation de la diversité culturelle, accès aux soins, services de proximité. Les acteurs de la société civile ont un rôle important à jouer pour placer ces enjeux au cœur de la réflexion du SMSI. Une mobilisation forte de la société civile est nécessaire pour que les gouvernements prennent acte de l’importance des enjeux et s’engagent dans la négociation à la hauteur des défis sociaux posés par l’émergence de la société de l’information

Posté le 4 juillet 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Le clavier virtuel

Logiciel développé à l’initiative de l’hôpital de Garches

Source : L’Express n°2869 semaine du 29 juin au 5 juillet 2006

Résumé : l’hôpital de Garches est à l’origine d’un logiciel personnalisable et gratuit en Open Source spécialement conçu pour les personnes qui souffrent d’un handicap. Dans cet établissement, les ergothérapeutes de la plate-forme nouvelles technologies ont lancé un appel d’offres destiné aux écoles d’ingénieurs en informatique. De rencontres en discussions avec les patients et les professionnels de la santé, accompagnées de séries d’essais, le logiciel vient de voir le jour. Le Custom Virtual Keyboard (CVK) est un modèle de performance. Il s’agit d’un clavier virtuel spécialement adapté au niveau de handicap. Il a pour vocation de permettre à des personnes myopathes ou tétraplégique de pouvoir se servir d’un ordinateur. Le logiciel se présente sous la forme d’un clavier qui apparaît sur l’écran d’ordinateur et, par le biais d’une souris et/ou de contacteurs (boutons d’interruption), de cliquer sur le caractère voulu pour simuler l’appui d’une touche au clavier. De plus, les possibilités de paramétrage de l’application peuvent répondre à des nombreux besoins tels que des problèmes de motricité, de vision ou encore d’audition. Il permet aussi la sélection des lettres par clignement de l’œil. Le Custom Virtual Keyboard (CVK) vient d’être récemment mis en ligne. Il ne coute rien et propose de nombreuses options (amélioration de la vitesse de la frappe grâce à un dictionnaire de reconnaissance des mots intégré ; le CVK peut devenir transparent pour laisser visible la page affichée dessous). Une fois téléchargé, on peut l’installer sur n’importe quel PC muni de Windows 2000 ou XP. La clientèle potentielle se chiffre en milliers de personnes

Le site

Téléchargez le Custom Virtual Keyboard

Posté le 3 juillet 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

L’Internet, un bien commun planétaire ?

Auteur de l’article : M. Elie – Ingénieur informaticien, président de l’Observatoire des usages de l’Internet

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : Est-ce que l’Internet est une toute petite planète ne desservant qu’une minorité de la population mondiale bien localisée en certains endroits ? Est-ce que ce constat fait en 2001 par les auteurs du rapport du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) reste fondé ? M. Elie dresse un état des lieux. Il observe que si Internet reste une petite planète largement dominée économiquement et culturellement par les USA et les pays occidentaux, la population mondiale dont il affecte les conditions de vie est beaucoup plus élevée. Chacun est concerné, car Internet devient l’instrument de la globalisation des échanges. Ses usages affectent désormais l’ensemble de l’économie, de la santé, de l’administration, de la politique … Toutefois, l’outil Internet hérite de la très mauvaise répartition mondiale de l’infrastructure téléphonique qui lui sert de plateforme technologique de départ. Cela a pour effet l’accroissement du fossé. Dans les pays en dévéloppement, l’usage de l’Internet est freiné par l’absence ou la faiblesse des infrastructures téléphoniques mais aussi par la complexité de l’interface homme-machine utilisé. L’Internet passe par la maîtrise de l’écrit et la majorité des pages Web sont en langue anglaise. L’informatique demande aussi un apprentissage pour manipuler l’ordinateur et son environnement (clavier, souris etc.). « L’illétrisme informatique » constitue un handicap pour les populations des pays en développement. A cela s’ajoute aussi un obstacle économique qui demeure dans bien des cas encore infranchissable. Néanmoins, Internet offre aussi des opportunités pour les pays du Sud. Il contribue à l’émergence d’une nouvelle géographie avec de nouvelles frontières : les « frontières électroniques ». Des ouvertures se font sur le plan culturel, en matière d’éducation et aussi dans le domaine de l’économie. Par exemple, les échanges scolaires entre pays du Nord et pays du Sud via Internet se multiplient (e-learning, formation professionnelle à distance, coopérations diverses, etc.). Internet permet aussi de maintenir du lien entre communautés géographiquement dispercées (diaspora, immigration, etc.). Les TIC offrent aussi des possibilités d’externalisation du travail vers les pays moins développés. Toutefois, des pays restent en marge de ces changements et ont des niveaux d’équipement très bas (la Syrie). Les pays les moins développés ont peu de moyens à consacrer au développement d’Internet (infractructures, matériel informatique) et à la production de contenus numériques. L’auteur se demande si l’on va pouvoir faire à terme l’économie d’une politique mondiale de l’Internet

Posté le 30 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Cours d’informatique dans les Appalaches

L’ordinateur une chance de répondre au désir d’avancer de toute une population exclue

Auteur de l’article : V. Fanelli - Volontaire d’ATD Quart Monde depuis plus de trente ans

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : La région des Appalaches est une région rurale et enclavée des Etats-Unis. Le déclin des mines de charbon et de l’industrie y a entraîné un taux de chômage beaucoup plus élevé que dans le reste du pays. L’auteur a décidé de s’investir dans un centre communautaire local et d’y donner gratuitement des cours d’initiation à l’informatique. Le projet a pour objectif de permettre aux populations locales de se former aux nouvelles technologies et d’apprendre à se servir d’un ordinateur. Quelques vieux ordinateurs ont été récupérés ici ou là pour mener à bien ce projet. Le cours a lieu deux fois par semaine pendant une dizaine de semaines. Chaque séance dure une heure et demie. Une centaine de personnes ont suivi le cycle entier et environ cinquante personnes ont abandonné en cours de route. La première fois que l’on est devant un ordinateur, le premièr souci exprimé par les participants aux cours est assez souvent : « j’ai peur de le casser (la machine) ». V. Fanelli essaye de maintenir une ambiance détendue pour « dédramatiser » le rapport à la machine. Le contenu des cours est présenté sur une affiche murale. Le cours s’adresse aux débutants, mais il doit donner des connaissances sérieuses en informatique. On y apprend entre autre, à utiliser Excel. La plupart de ceux qui suivent cette formation sont insérés dans la vie active. On retrouve parmi eux des vendeuses, des mineurs, des mécaniciens auto. Ils viennent ici en espérant acquérir une compétence pour accéder à de meilleurs emplois mieux rémunérés. Beaucoup souhaitent grâce à cette formation obtenir un poste dans un service d’information téléphonique implanté dans la région des Appalaches. Les personnes les plus pauvres ne viennent pas encore à ces cours. Le but de V. Fanelli est d’amener à suivre cette formation des jeunes ayant abandonné l’école trop tôt. Il veut aussi faire venir au centre des jeunes ayant une peine de travaux communautaires à purger. Le but est que cette formation qualifiante leur donne un nouveau départ dans la vie. Par ailleurs, V. Fanelli constate aussi que les personnes qui fréquentent le centre prennent l’habitude d’utiliser Internet. Elles viennent au centre pour jouer, pour participer à des forums de discussion, pour envoyer des mails, etc. Internet est en train de devenir un outil de communication et de loisir, même dans cette région assez isolée

Posté le 29 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Les TIC, facteur d’estime de soi et de lien social

E-europe, e-inclusion, Riga Juin 2006

Source : @-Brest

Auteurs : Michel Briand, Philippe Cazeneuve, Elisabeth Le Faucheur Joncour

Date : 29/06/2006

Résumé : réflexion présentée par Michel Briand, Annabelle Boutet, Philippe Cazeneuve, Elisabeth Le Faucheur Joncour en vue de la rencontre de Riga sur l’e-inclusion. Cette réfexion résulte de travaux de recherches menés dans un quartier populaire de Brest, d’échanges d’expériences initiés entre ATD Quart Monde, la ville de Brest, le GIS Marsouin et de rencontres avec d’autres acteurs brestois (ville, associations, dispositifs sociaux, etc) et nationaux. L’e-inclusion est généralement pensée en termes économiques : l’augmentation du nombre d’usagers de l’Internet passerait essentiellement par le déploiement de dispositifs d’accès et par des incitations financières dans une logique d’appui à la diffusion des techniques. Les politiques publiques sont limitées à quelques initiatives locales autour de l’accès public accompagné en faveur des personnes socialement éloignées. Pourtant pour ces personnes éloignées des TIC, le « fossé » numérique ne relève pas seulement d’une question d’équité d’accès. Les pratiques de médiation observées dans les lieux d’accès publics, amènent les auteurs de l’article à développer une approche nouvelle orientée vers la prise en compte et la reconnaissance des personnes (parfois en situation de grande précarité et marginalisées), dans leurs différences, culturelle et sociale. Une telle approche génère chez les usagers une palette d’activités, dont la production de contenus. La ville de Brest, le GIS Marsouin et l’association Créatif travaillent ensemble sur cette question de la médiation entre les personnes et les outils numériques, facteurs de reconquête de l’estime de soi, de création de liens avec les autres et de dynamique sociale. La médiation entre la technologie et la personne est déterminante de l’apprentissage. Le moindre progrès dans l’utilisation et la maîtrise des outils est facteur de valorisation des individus et modifie la représentation qu’ils ont d’eux mêmes. La médiation associée à un lieu permet de créer du lien entre les personnes et favorise le développement local. Un des enjeux majeurs de cette démarche est le travail de co-construction dans lequel les ‘usagers’ participent activement à leur apprentissage. Les auteurs préconisent la mise en place de dispositifs d’échanges d’expériences, de réflexion et d’actions entre les acteurs de terrain intervenant auprès des personnes éloignées des TIC, dans une logique de capitalisation et de mutualisation. L’objectif est de faire le recueil des pratiques, des expériences et de les modéliser et de les analyser par des équipes de chercheurs

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Posté le 29 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Modernité : réinventé le travail – l’ordinateur peut rendre fierté et confiance en soi

L’atelier « travailler at apprendre » d’ATD Quart Monde

Auteur de l’article : B. Dulac

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : A l’atelier "Travailler et apprendre" créé par ATD Quart Monde à Noisy-le-Grand des personnes travaillent au reconditionnement du matériél informatique. Il ne s’agit pas d’une action classique d’insertion professionnelle, mais l’originalité de l’initiative réside dans le fait qu’il s’agit d’une recherche commune sur les conditions qui permettent - au travers du travail, de l’accès à la culture et de l’engagement citoyen - de trouver une place dans la société et de se retrouver utile. Le secteur de l’informatique n’a pas été choisi par hasard. Travailler dans l’informatique dans le reconditionnement d’ordinateurs, c’est travailler dans la modernité. L’informatique apparaît, en effet, comme le symbole de la société moderne. Cela constitue un élément de valorisation pour ceux qui travaillent dans ce secteur. Cela offre aussi des potentialités pour un retour à l’emploi. Ceux qui travaillent dans cet atelier peuvent dialoguer avec des internautes à l’autre bout du monde. Ils ont accès à la connaisssance sur le Web. Ils prennent ainsi place dans la société de l’information. Les tâches qui entrent dans le recyclage des ordinateurs sont variées et correspondent à des niveaux de savoirs-faire différents (manutention, netoyage, paramétrage des logiciels, dépannage …) cela permet à chacun de trouver une place selon ses compétences et ses aptitudes. Le recyclage des ordinateurs présente aussi la particulartité de pouvoir s’adresser aussi bien à des hommes qu’à des femmes. Il permet de lutter contre les discriminations de genre au travail.

Posté le 23 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

La fracture numérique en Afrique

La diffusion et la pénétration des TIC sur le continent africain : un bilan contrasté

Auteur du rapport : Bernard Conte – Maître de conférences – Centre Economie du développement – Bordeaux IV

Résumé : la mondialisation s’accompagne de la diffusion d’Internet à travers le monde. On est entré dans une ère nouvelle : celle des réseaux. Internet est, en effet, un nouveau vecteur de développement et d’échanges qui offre de nouvelles possibilités. Dans ce contexte, la diffusion d’Internet dans les pays du Sud devient une priorité. L’intégration à ces réseaux peut être une voie prometteuse pour le développement des pays du Sud. L’auteur a construit un indicateur synthètique de développement d’Internet en Afrique (l’indicateur IDIA) pour établir une mesure de diffusion des TIC. Cela permet d’évaluer l’intégration des différents pays du continent aux réseaux mondiaux. L’indicateur IDIA prend en compte 5 paramètres : le nombre d’utilisateurs d’Internet en Afrique, la télédensité (nombre de lignes téléphoniques fixes rapporté à la population), le nombre de fournisseurs de services Internet, le débit international (en kilo-bits par seconde rapporté à la population) et le nombre d’ordinateurs connectés. Il mesure essentiellement l’aspect quantitatif du developpement du réseau et n’inclut pas, pour le moment, d’autres paramètres relatifs aux usages des TIC. Cet indicateur se fonde sur les données disponibles de 1997 à 2000. Il s’agit d’analyser les évolutions de la pénétration d’Internet en Afrique sur la période. On notera que seuls 36 pays ont pu être pris en compte sur la période considérée. Les résultats font état de l’existence d’une fracture numérique profonde à l’intérieur même du continent africain. Les écarts entre les valeurs de l’indicateur INDIA selon les pays sont importants. Les cinq premiers pays du classement par rapport à l’intégration au réseau se situent en Afrique australe. Les pays d’Afrique du Nord se situent aussi en tête du classement. On voit aussi que les pays francophones se détachent (notamment le Gabon et le Sénégal et, dans une moindre mesure, le Togo et la Côte d’Ivoire). En queue du classement, on trouve les pays enclavés ou qui ont subit des troubles (République démocratique du Congo, Ethiopie, Somalie, Tchad, Libéria, Burundi, Niger). Toutefois, il y a aussi dans le même temps une tendance à la convergence et à la réduction de cette fracture numérique entre les Etats. On observe, en effet, une réduction relativement rapide et importante de la dispersion de l’IDIA dans le temps. L’Internet se développe relativement rapidement en Afrique, mais de façon inégale. La réduction des disparités inter-étatiques devrait encore s’accélérer sans pour autant faire totalement disparaître la fracture numérique entre les pays. Il convient de s’interroger sur les types de politique à mettre en œuvre pour corriger et réduire encore ces inégalités

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Posté le 22 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Internet : la main invisible de la délibération

Contribution de Azi Lev-On et B. Manin

Article : « Internet : la main invisible de la délibération »

Source : revue Esprit, mai 2006

Résumé : les auteurs étudient dans quelle mesure les usages d’Internet et les divers types de sites permettent aux individus de confronter leurs opinions à des opinions adverses. Internet est-il un instrument favorisant les débats d’idée et la délibération ? Les auteurs définissent la délibération comme la recherche et l’évaluation des arguments adverses pour ou contre une proposition, en soulignant l’importance de la confrontation à des opinions adverses. Internet est-il source de démocratie ? Les auteurs indiquent qu’alors que l’on fondait beaucoup d’espoir sur Internet vu comme un progrès de la libérté d’expression et un perfectionnement de la démocratie (Internet a été vu comme devant favoriser l’émergence d’une démocratie plus délibérative et participative. On estimait qu’il allait favoriser la communication et les discussions entre les individus hors du contrôle de gouvernants autoritaires), les études récentes considèrent, au contraire, ce nouveau média plutôt comme une menace pour la délibération. De nombreuses voies s’élévent qui craignent qu’Internet ne contribue à la désintégration de l’espace public. Elles redoutent que les individus se mettent à former des « communautés virtuelles » en fonction de leurs centres d’intérêts ou de leurs opinions. Diverses études montrent, en effet, que l’usage d’Internet "dévoie" la discussion et entrave une authentique délibération publique. Les individus qui participent à des forums de discussions choisissent de préférence ceux où ils rencontreront des personnes de même opinion qu’eux et la discussion produit alors le renforcement mutuel des opinions, voire leur radicalisation. Les internautes iraient plutôt chercher des informations renforçant leurs opinions que de nouveaux arguments. Internet est alors apparu à certains comme un agent de « balkanisation sociale et culturelle ». Les auteurs passent en revue les différents arguments. Ils considèrent qu’il est encore trop tôt pour formuler une théorie générale de la communication en ligne. Internet évolue très vite et les comportements des internautes ne sont pas encore fixés. Pour eux, le bilan d’Internet est contrasté. Ils considèrent qu’en l’état actuel des connaissances, il est possible d’avancer que l’usage d’Internet limite les contacts avec les dissemblables. L’intentionalité entraîne la segmentation. Les internautes ont effectivement tendance à rechercher sur la toile ceux qui partagent les mêmes idées et les mêmes valeurs qu’eux. Ils ne cherchent pas toujours à être confrontés à une opinion adverse. Toutefois, les auteurs font aussi remarquer que les communautés virtuelles sont généralement spécialisées. Elles ont un caractère unidimensionnel. Ces communautés rassemblent les individus partageant un intérêt ou une opinion dans un domaine particulier sur un blog, mais cela ne signifie pas qu’ils soient d’accord entre eux dans tous les domaines de la vie politique et sociale. Les êtres humains sont, en effet, composites et divers. Les auteurs estiment aussi que les catégories de sites visités ne sont pas de même nature : les grands sites d’information sont plus propices aux débats d’idées concurentes que d’autres types de sites comme les blogs. En outre, des sites très différents attirent les internautes quelles que soient leurs opinions. Des discussions surgissent ainsi de partout sur la toile et il est assez difficile de se composer un environnement communicationnel parfaitement « sur mesure ». De plus, Internet peut favoriser l’expression d’opinions dissidentes, en cela il favorise la liberté d’expression. Les auteurs font aussi une distinction entre les internautes. Les militants iraient, selon eux, davantage vers des sites où ils retrouvent des individus qui partagent les mêmes points de vue tandis que les personnes peu engagées peuvent davantage aller sur des sites où des points de vue divers s’expriment

Posté le 19 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Profil des utilisateurs des TIC chez les personnes âgées

Enquêtes menées en Suède

Auteur : Britt Ostlund – Université Linkôping- Suède

Résumé : à partir d’enquêtes et de sondages auprès d’hommes et de femmes de 60 ans et plus en Suède, l’auteur étudie de quelle manière les personnes âgées utilisent les TIC. Il analyse comment cette population se définit face à ces technologies et s’il y a un profil type d’utilisateurs âgés. Il a essayé de comprendre de quelle manière et pourquoi les personnes âgées utilisaient les TIC dans leur vie quotidienne. Le premier constat est que la population âgée suédoise n’est pas intégrée de la même façon que les jeunes dans le développement des TIC. Le second constat est que les utilisateurs âgés ne constituent pas un groupe homogène, car de nombreux facteurs influent dans leurs comportements face aux TIC (niveau de diplôme, de ressources, profession avant la retraite). L’auteur classe les utilisateurs âgés des TIC en trois catégories : “les utilisateurs dépendants” âgés de plus de 75 ans qui vivent en institution et qui utilisent la technologie (téléphonie, ETC) ; "les utilisateurs actifs" qui viennent de prendre leur retraite (les 60-75 ans) et qui sont habitués à utiliser un ordinateur ; "les utilisateurs confirmés" qui disposent des compétences et des moyens financiers pour ce mettre à niveau des dernières technologies. Cette étude montre aussi que les personnes âgées n’ont pas des besoins technologiques identiques

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Posté le 24 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul