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Thèmes: accès public aux TIC

Les modalités d’usage des technologies numériques dans le cadre du quartier de Kérourien (Brest).

http://www.a-brest.net/article2194.html

Source : @Brest

Date : 12/02/2006

Résumé : Étude sur les publics appartenant aux classes dites "populaires" et Internet. Brest a mis en place une politique d’accès public aux nouvelles technologies. Cette politique a permis l’ouverture de plusieurs points d’accès publics (PAPI) et ambitionne de se pencher sur la question de l’accès à Internet pour tous.

Posté le 17 février 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Enquête sur les Espaces publics numériques

L’association RESO, organisatrice des Rencontres d’Autrans, et dix acteurs de terrain ont réalisé la première enquête nationale sur les espaces publics multimédias (EPM) avec un questionnaire mis en ligne du 4 novembre 2002 au 30 janvier 2003.

667 EPM ont rempli le questionnaire, dont une quinzaine de Belgique, quelques-uns d’Afrique et en Europe, ajoutant ainsi une touche francophone à l’étude. Nous sommes bien entendu conscients des limites de l’exercice. Si l’échantillon des EPM est de taille, il n’est pas assez représentatif de la diversité des espaces publics multimédias. Nous avons toutefois consacré autant d’efforts à augmenter le nombre des répondants qu’à s’assurer de leur représentativité. Il faut donc considérer ce travail plus comme une avancée qu’une photographie exacte du paysage des EPM.

Cette enquête suffit cependant à faire ressortir clairement les trois rôles essentiels joués par les EPM : découverte et initiation à Internet et au multimédia, lieu accès en libre service, espace de rencontres et d’échanges. Les EPM sont pour l’accès au multimédia aussi essentiels que les bibliothèques pour l’accès de tous aux livres. Les ordinateurs en réseau y remplacent les rayons de livres, les animateurs jouant le quadruple rôle de bibliothécaire, de professeur des écoles faisant découvrir le cyber-espace, de technicien informatique et de médiateur au service de l’expression individuelle ou collective.

Posté le 21 janvier 2005 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Témoignage envoyé pour le 17 octobre 2002 au Trocadéro à Paris

Témoignage d’un enfant réfugié (Afrique de l’Est)

Je suis un enfant Burundais. J’ai 10 ans. Quand nous étions avec mes parents au Burundi la vie était bien. Dans ce temps là je grandissais avec mes deux parents : mon papa, ma maman. Il y avait aussi mes frères et mes sœurs. Aujourd’hui, je suis seul. Je n’ai même plus un parent. Je n’ai plus de frères, ni de soeurs. Ils ont tous été tués devant mes yeux d’enfants. Je ne comprends pas pourquoi et pourquoi moi je suis encore là. Je suis là mais seul, dans un pays qui n’est pas le mien. Dans un pays où la vie n’est pas celle de mon village au Burundi. Mon coeur est comme cassé, les grands disent que je suis traumatisé par la guerre. Les mots ne sont pas importants, l’important est ce que je sens en moi et qui souvent met la colère en moi.

La vie ici n’est pas bien. Si j’ai envie de manger quelque chose comme du chocolat pour oublier un peu, il n’y a pas d’argent pour l’acheter. Au Burundi je pouvais regarder la télévision, ici je n’ai jamais vu un film. J’ai commencé à aller à l’école ici au Kenya, mais j’ai été chassé car on ne payait pas régulièrement le minerval. Ceux qui m’ont accueilli avec d’autres enfants comme moi, n’ont pas assez d’argent pour tout payer pour nous. Pendant les vacances ou bien le W.E. je vois les enfants kenyans se promener avec leurs parents, je vois aussi qu’ils vont chez leurs grands-pères et leurs grands-mères et je me dis : " Moi aussi j’avais un grand-père dans mon village, j’avais mes grand’mères, je les aimais, elles m’aimaient. Où sont tous ces grands qui nous aimaient, qui savaient nous dire les mots importants. Sont-ils morts ? En mourant ont ils souffert ? Sont ils vivants et s’ils sont vivants connaissent ils la guerre ? Et pourquoi ne me cherchent-ils pas ?

J’ai trouvé quelques sous pour aller sur Internet quand je peux. Peut être qu’un jour quelqu’un de ma famille va me reconnaître, je ne sais pas. Mais peut-être que par Internet je vais me faire des amis et construire la paix avec eux. Peut être est ce nous les enfants, qui connaissons la peur, qui sommes seuls dans la vie, qui avons faim aujourd’hui, qui pourrons dire aux autres enfants et peut-être aussi aux grands, ce que c’est la paix. Elle n’est pas un rêve, c’est notre vie difficile qui nous apprend à réfléchir sur ce qu’elle pourrait être si elle existait un jour. Sans la paix je suis sûr qu’on nous empêche de grandir. Nous avons besoin de la paix pour grandir. La paix c’est d’abord l’amitié. Mais comment être avec l’amitié, apprendre l’amitié quand on est seul, sans amis, sans parents ? Je vais quand même essayer.

Gabrielle Erpicum

Posté le 17 octobre 2002 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul