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L’internaute 2.0 est-il un animal social ?

D’après l’ouvrage de Jérôme Delacroix

Source : XML.fr

Date : 03/03/06

Résumé : Selon Jérôme Delacroix - auteur du livre « Les wikis, les espaces de l’intelligence collective », paru en mars 2005 chez M2 Editions - le Web 2.0 marque la troisième grande période dans l’histoire de l’Internet (la première période étant caractérisée par l’accès aux informations et la deuxième par la tentation de convertir Internet en un outil dédié au commerce business : « la bulle Internet »). Le Web 2.0 a un caractère social dans la mise en relation des individus. L’auteur cite quatre outils qui sont autant de vecteurs de ce caractère social du Web 2.0 : les blogs ou carnets web qui généralisent l’accès à la publication sur Internet ; les réseaux sociaux tels que LinkedIn, Viaduc ou 6nergies qui sont des plateformes de mise en relation ; les wikis (un wiki est un site Internet qui peut être modifié par ses utilisateurs en temps réel et sans modération) qui facilitent la création de communautés virtuelles ; et enfin, la messagerie instantanée qui agit comme un "pont" entre le monde réel et le monde virtuel. Cette révolution du Web 2.0 donne la possibilité à tout un chacun de prendre la parole et de s’exprimer sur Internet. Selon Jérôme Delacroix, le Web 2.0 fait aussi de l’internaute un individu « hypersocial ». Pour autant, ce phénomène est nouveau et les internautes s’y adaptent de manière très inégale. Il existe une variété d’attitudes selon les internautes : certains restent fortement ancrés dans le monde réel et n’utilisent Internet que pour les prolonger (utilisation de la messagerie pour rester en contact avec des proches) ; d’autres s’engagent un peu plus dans le monde virtuel (participation à des forums, à des chats) ; d’autres encore sont des individus qualifiés par l’auteur « d’hypersociaux » qui gardent un équilibre parfait entre leurs activités dans les mondes réel et virtuel (« l’individu hypersocial » arrive à gérer ces deux sphères avec une certaine virtuosité. Dans certains cas, il pourra connaître des personnes sur le Web sans les connaître dans la vie réelle. Dans d’autres cas, il pourra essayer de fusionner les deux et de rencontrer dans le monde réel les amis qu’il peut avoir sur le net). Cette "hypersociabilité" se traduit par une hypervisibilité. Aujourd’hui nous sommes tous visibles sur la toile. Cette visibilité peut être voulue, choisie dans le cas des blogueurs, mais elle peut être aussi subie. Google garde, en effet, en mémoire les pages même lorsqu’elles ne sont plus en ligne. Le Web permet aussi d’obtenir de l’information sur "l’autre" (sur ses réseaux de sociabilité, sur ses centres d’intérêt , sur ses opinions ...). On entre ainsi dans l’ère de la transparence. Cela modifie considérablement le rapport entre vie publique et vie privée. Par ailleurs, le nouvel Internet pose aussi la question de la relation entre l’homme et la machine (l’auteur parle de l’enjeu de « l’exo-sociabilité », c’est à dire de la sociabilité avec des objets avec le risque de prendre les machines comme substitut aux relations avec des êtres humains. Exemple de la robotique au Japon)

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Posté le 5 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

L’Épine sur les roses

Les familles du projet Internet de rue

Auteur de l’ouvrage : Jean-Michel Defromont

Editions Quart Monde

ISBN 2-913046-48-7

Date de parution : 2006

Résumé : Dans la boue d’un terrain de voyageurs, immobiles depuis 30 ans, ils sont expulsés sous prétexte qu’ils occupent illégalement une « zone naturelle ». Cet ouvrage fait état des situations de grande précarité et de pauvreté auxquelles sont confrontés les gens du voyage (l’errance, le rejet, la déscolarisation des enfants …)

Posté le 12 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Le cybercentre comme lieu

Un « espace public » à l’épreuve des pratiques d’usagers

Titre de l’ouvrage : La fracture numérique - Réseaux

Ouvrage dirigé par A. Rallet

Auteurs de l’article : B. Raoul, Z. Benrahhal, Th. Guignard

Editions Lavoisier/ISBN 2-7462-1158-0

Date : 2004

Résumé : L’article rend compte du fonctionnement de cybercentres à partir d’une enquête de terrain (par questionnaires et entretiens). Il s’agit d’évaluer la portée d’une politique publique régionale - évaluation de « l’opération cyber Nord-Pas-de-Calais - dont la mission est de soutenir l’ouverture de cybercentres sur l’ensemble du territoire de la région pour favoriser l’accès des habitants aux TIC. On observe comment ce type de lieux (les cybercentres) s’intègre dans le territoire local et comment l’appropriation locale peut y être en tension entre une perspective éducative et citoyenne et une pratique consumériste et de loisirs des TIC (jeux, « chat », visualisation de site de téléréalités...). L’article s’intéresse également au positionnement de l’animateur du cybercentre, à son rôle-clé de médiation (l’animateur comme interface entre l’usager et la machine ou comme « homme-orchestre » dans ses fonctions d’animation, de gestion, de développement d’activités, de fournisseur de prestations techniques et d’informations pratiques). Le cybercentre tient autant de ce qu’en fait l’animateur de ce qu’en font les usagers. Chaque cybercentre apparaît relativement spécifique dans sa manière de prendre place dans le territoire et de par ses orientations et ses modalités de fonctionnement

Posté le 26 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

La fracture numérique en Europe

Les enjeux économiques et sociaux au regard d’une Europe de la connaissance

Auteurs : P. Cohendet, L. Stojak

Source : Article paru dans Futuribles n°305

Date : février 2005

Résumé : Les années 1990 ont marqué l’avènement de « l’ère numérique » dans la plupart des sociétés développées. Si les TIC sont porteuses de modernité et d’espoirs dans un grand nombre de domaines (communication, éducation, médecine ...), elles laissent aussi un grand nombre de citoyens en marge de cette évolution. La société de l’information a, en effet, ces laissés-pour-compte en Europe et cette fracture numérique pourrait s’aggraver si rien n’est fait pour y remédier. Dans une première partie, les auteurs définissent cette fracture numérique. Ils distinguent l’approche technologique (l’inégalité d’accès est mesurée par le nombre d’utilisateurs) de l’approche socio-économique (qui englobe l’approche technologique, mais tient aussi compte de la capacité financière d’acheter des produits dérivés des TIC et du niveau de compétences des individus dans l’utilisation des TIC). Les auteurs proposent ensuite un découpage de la société en catégories selon leur potentialité d’accès aux TIC. Ils distinguent des catégories d’utilisateurs et de non utilisateurs d’Internet (les « have » versus les « have not ») faisant état des inégalités sociales, géographiques et des effets liés à l’âge dans la diffusion des TIC. Ils montrent que, au fur et à mesure que les possibilités de connexion à Internet vont augmenter et que les prix vont diminuer, la diffusion des TIC va progresser dans la société, mais pas à la même vitesse selon les catégories précédemment établies. On s’oriente alors vers une société duale à deux vitesses. Dans une seconde partie, les auteurs montrent en quoi réduire la fracture numérique constitue un enjeu crucial pour l’avenir de l’Europe. La réduction de cette fracture vise à éviter que ne s’élargisse le fossé entre anciens et nouveaux Etats membres de l’Union européenne et plus généralement entre les zones dynamiques et densément peuplées et les territoires enclavés et isolés de l’espace européen. Le vieillissement annoncé de la population européenne rend aussi urgent la réduction de la fracture numérique. L’objectif affiché de l’UE de devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde passe aussi par le développement du numérique. Dans une troisième partie, les auteurs proposent une série de mesures politiques visant à réduire la fracture numérique. Ils préconisent la généralisation de l’apprentissage des TIC à l’ensemble de la société européenne, l’aménagement numérique du territoire européen (encourager le développement d’infrastructures modernes de communication) et la mise en place d’une service universel d’accès à Internet haut débit quel que soit le lieu de vie des Européens.

Posté le 13 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

La fracture numérique Nord-Sud

Les opportunités des TIC dans les pays du Sud

Auteur : J.-F. Soupizet

Editions Economica/ISBN 2-7178-4938-6

Date de parution : Paris, 2005

Résumé : il s’agit de la publication d’une thèse remaniée de Sciences Economiques sur la fracture numérique. Les réseaux de télécommunications structurent l’organisation de nos sociétés et conditionnent leurs évolutions. La société de l’information qu’ils véhiculent se nourrit de l’innovation technologique. La fracture numérique Nord-Sud qui sépare ceux qui sont connectés de ceux qui ne sont pas reliés au réseau n’est donc pas simplement une inégalité additionnelle qui s’ajouterait aux fossés existants. Elle s’élargit avec l’arrivée des nouveaux outils de la communication et s’approfondit avec l’intensification de leurs usages, menaçant d’exacerber toutes les autres inégalités. Pour autant, cette évolution est-elle inéluctable ? Non, répond l’auteur qui identifie des opportunités immenses, liées au développement des marchés des petits consommateurs des pays du Sud. Réaliser ce potentiel nécessiterait des modes d’accès innovants, des règles nouvelles et une mobilisation industrielle : autant de défis que le Nord et le Sud ont un intérêt commun à relever

Posté le 7 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Pour combattre les inégalités dans la société de l’information

Une radiographie de la fracture numérique. Internet et inégalités

Auteurs : P. Vendramin, G. Valenduc

Editions Labor/ISBN 2-8040-1778-8

Date : 2003

Résumé : Réflexion sur les défis majeurs auxquels il faudra faire face dans la lutte contre les inégalités d’accès à Internet. Le premier défi est celui de la « Liberté et de la diversité ». Pour le moment cohabitent sur le Web un Internet commercial, un Internet pratique et d’intérêt général, un Internet de loisirs, un Internet de partage des connaissances, un Internet de solidarité et d’entraide. Mais des intérêts commerciaux et financiers ont investi progressivement les organes de gouvernance et de régulation d’Internet, ce qui soulève des inquiétudes quant à la diversité des contenus sur le Web. Etre vigilant sur qui contrôle l’accès et les contenus du Web est un enjeu majeur de défense des libertés démocratiques. Le deuxième défi est celui de l’exclusion. De nombreuses enquêtes ont montré qu’Internet renforce les inégalités existantes et creuse de nouveaux fossés. Toutefois, ce réseau peut aussi ouvrir des perspectives nouvelles à des groupes, des régions, des pays en développement. Dans une économie mondialisée, être exclu d’Internet c’est être exclu des réseaux d’échanges planétaires. Le troisième défi est celui de l’éducation. La capacité de traiter de l’information et du savoir présents sur le Web (savoir chercher et sélectionner les informations, déterminer leur validité) est autrement plus complexe que la seule question technique de la navigation

Posté le 7 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Trois interprétations des inégalités dans l’accès aux TIC

Une radiographie de la fracture numérique. Internet et inégalités

Auteurs : P. Vendramin, G. Valenduc

Editions Labor/ISBN 2-8040-1778-8

Date : 2003

Résumé : Réflexion sur les trois interprétations de l’inégalité d’accès à Internet. La première interprétation attribue les inégalités aux imperfections des marchés. La fracture numérique serait ainsi due à un rythme trop lent de diffusion du progrès technique et à une pénétration insuffisante des marchés. Les solutions envisagées sont donc axées sur une libéralisation accrue des marchés des télécommunications censée favoriser l’accès des usagers par le jeu de la concurrence entre opérateurs. La seconde interprétation des inégalités considère que l’accès pour tous aux TIC est une condition de la démocratie. La diffusion des TIC est vue comme un élément de cohésion sociale et d’intégration des groupes défavorisés. Les politiques à mener concernent donc l’égalité pour tous aux TIC. Elles s’appuient sur le soutien des pouvoirs publics. Une troisième interprétation met en avant les inégalités préalables à l’exclusion numérique. La fracture numérique n’existerait pas en tant que telle, elle ne serait que le reflet d’inégalités sociales préexistantes qui se transforment avec la diffusion des TIC (certaines inégalités se réduisent, d’autres s’accentuent). Les solutions envisagées suggèrent d’agir d’abord sur les facteurs socioéconomiques qui sont les causes des inégalités

Posté le 7 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

L’évolution du rôle du capital scolaire dans le modèle sociétal français d’accès à l’informatique au travail

Massification ou démocratisation de l’accès ?

Titre de l’ouvrage : La fracture numérique - Réseaux

Ouvrage dirigé par A. Rallet

Auteur de l’article : F. Moatty

Editions Lavoisier/ISBN 2-7462-1158-0

Date : 2004

Résumé : La diffusion des TIC s’est accélérée en France ces dernières années. Au travail, les salariés sont de plus en plus nombreux à utiliser l’informatique. Mais de profondes disparités d’accès et d’usage subsistent. La diffusion de l’informatique au travail est sélective. Elle dépend du mode d’organisation des entreprises, des qualifications de la main d’œuvre et des caractéristiques sociales des salariés. Cet article analyse les évolutions du rôle du capital scolaire dans l’accès à l’informatique au travail. On étudie également les liens entre l’informatique et la culture de l’écrit au travail. L’informatique vient renouveler les usages de l’écrit dans l’entreprise dans ses dimensions de communication, de coordination et de contrôle et s’inscrit ainsi dans le développement des technologies de l’information. On étudie les inégalités d’accès à l’informatique au travail et le rôle joué par le capital culturel et social dans l’usage des TIC. On analyse ensuite « l’effet de génération » dans l’accès à l’écrit et à l’informatique. Les générations les plus jeunes sont, en effet, globalement plus diplômées et utilisent plus souvent les TIC. Enfin on observe si l’apprentissage de l’informatique à l’école a pour effet de « démocratiser » l’accès à l’informatique au travail

Posté le 6 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Des technologies inégalitaires ?

L’intégration de l’Internet dans l’univers domestique et les pratiques relationnelles

Titre de l’ouvrage : La fracture numérique - Réseaux

Ouvrage dirigé par A. Rallet

Auteurs de l’article : B. Lelong, F. Thomas, C. Ziemlicki

Editions Lavoisier/ISBN 2-7462-1158-0

Date : 2004

Résumé : A la différence de la diffusion de la télévision ou du téléphone mobile, l’accès à Internet présente une répartition très inégalitaire. De fortes disparités au niveau de l’équipement et des usages séparent les ménages et les individus, marquant ainsi des clivages socioéconomiques plus profonds. L’étude proposée ici est une étude longitudinale qui suit pas à pas les nouveaux internautes et qui vise à mettre en évidence les processus produisant concrètement le « fossé numérique ». Elle porte attention sur les dynamiques d’évolution. Cette étude a aussi pour objectif de spécifier les dispositifs techniques utilisés par les internautes. On analyse les itinéraires d’appropriation domestiques et familiales de l’Internet, les trajectoires d’apprentissage et de pratique du numérique, les pratiques de communications interpersonnelles favorisées par les TIC

Posté le 6 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Ouvrage : la fracture numérique

La dimension spatiale de la fracture numérique en France

Titre de l’ouvrage : La fracture numérique - Réseaux

Ouvrage dirigé par : A. Rallet

Auteurs de l’article : S. Houzet, L. Grasland

Editions Lavoisier/ISBN 2-7462-1158-0

Date : 2004

Résumé : Point de vue de la géographie sur la notion de « fracture numérique » en analysant les dimensions spatiales de la diffusion des TIC en France. Il s’agit d’étudier si les structures spatiales » orientent la diffusion des nouvelles technologies. On mesure la distribution des TIC en fonction des variables sociodémographiques. Une analyse cartographique avec une approche des réseaux permet de distinguer les infrastructures (accès au haut-débit), les nouveaux services d’entreprises (localistion des entreprises de la net industrie) qui en découlent et les usages (initiatives publiques et associatives locales de création de PAPI/EPN) qui en sont faits. On dégage ainsi des logiques d’organisation des espaces

Posté le 6 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul