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Apprentissage et maîtrise des TIC

Nouveaux médias : vers un gouffre entre les générations ?

Etude Mediappro du CLEMI

Source : Unaf.fr

Date : 03/07/06

Résumé : 9000 jeunes de 12-18 ans de 9 pays de l’Union européenne et du Québec ont répondu entre septembre 2005 et mars 2006 à l’enquête Mediappro sur l’éducation aux médias lancé par la Commission Européenne dans le cadre du plan "Internet plus sûr". Le CLEMI (Centre de Liaison et d’Etudes de Moyens d’Information) du Ministère de l’Education Nationale publie les résultats de cette enquête. Concernant la France, on y apprend que la maison est le lieu d’appropriation et d’expérimentation par excellence des TIC chez les jeunes. L’école se situe en retrait. Les jeunes n’y trouvent pas de réponse satisfaisante à l’aide et aux conseils qu’ils souhaiteraient pour mieux utiliser les médias électroniques. Leur aisance dans l’utilisation des médias électroniques s’est construite par tâtonnements et par les échanges entre amis. Leurs pratiques se sont massivement généralisées entre pairs et dans la vie quotidienne avec la fréquentation de sites (en grande partie pour le travail scolaire) et la communication à distance (téléphone portable, messagerie instantanée). Malgré leurs pratiques importantes, il s’avère que ces jeunes de 12-18 ans sont moins compétents qu’ils ne pensent et que les adultes eux-mêmes se plaisent à le penser. Ils ont besoin d’approfondir des capacités qui sont aujourd’hui trop superficielles et surtout de comprendre les impacts sociétaux de l’évolution rapide de l’environnement technologique et médiatique dans lequel ils vivent au quotidien. Les résultats obtenus dans les autres pays européens confirment l’existence constatée en France d’un fossé entre les usages de l’internet à la maison et à l’école. Dans tous les pays, ce fossé s’élargit. Alors que l’environnement médiatique électronique est en train de structurer les relations interpersonnelles des jeunes et leur relation au monde, l’école ne favorise pas l’acquisition de savoirs et de compétences critiques et créatives et les parents sont en retrait parce qu’ils disposent pas d’une expérience culturelle et technique de ces technologies. Le CLEMI n’hésite pas à alerter sur ce sujet : C’est un gouffre qui s’ouvre entre le monde adulte et celui des jeunes, entre la maison et l’école

L’étude de Médiappro

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Posté le 5 juillet 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Informatique : l’Europe des nuls, c’est la nôtre !

Bruxelles a évalué les compétences en informatique des Européens

Sources : ZDNet.fr/republié dans l’Entreprise.com

Date : 28/06/06

Résumé : Selon une étude d’Eurostat (l’agence de statistiques de la Commission européenne), portant sur le niveau de compétences des Européens en informatique, 37% des habitants de l’Union européenne âgés de 16 à 74 ans n’avaient aucune connaissances de base en informatique en 2005. Eurostat a établi un questionnaire concernant les 6 aptitudes suivantes : utilisation de la souris pour lancer des programmes, copie ou déplacement de fichiers ou de répertoires, utilisation des fonctions copier-coller, utilisation des formules arithmétiques dans un tableur, compression de fichiers, et enfin écriture d’un programme informatique. Il ressort de cette enquête que 15% des Européens savent au moins utiliser la souris, 26% ont un niveau moyen et seulement 22% sont des experts. Les résultats diffèrent selon le pays, l’âge ou le niveau d’études. La plus forte proportion de personnes sans connaissances informatiques - 65% - se trouve en Grèce. On trouve ensuite l’Italie (59%), la Hongrie (57%), le Portugal (54% chacun) ou la Lituanie (53%). Les pays nordiques tels que le Danemark (10%), la Suède (11%) et la Norvège (10%) présentent en revanche la part la plus faible d’habitants sans connaissances de base en informatique. Outre les pays, l’étude note une forte disparité entre les âges ou le niveau d’instruction. Ainsi, 65% des personnes âgées de 55 à 64 ans ne savent pas se servir d’un ordinateur. Par ailleurs, 57% des personnes n’ayant pas le niveau de l’enseignement secondaire n’ont jamais utilisé un ordinateur, contre 25 % et 8 % pour les niveaux d’instruction moyen et élevé. De même, « le pourcentage de chômeurs ne possédant aucune connaissances en informatique atteint 39%. Il convient de souligner l’absence de la France dans ces statistiques. Chaque pays peut participer à cette enquête mise en place depuis 2004 sur la base du volontariat. La France n’a pas souhaité y participer, indique-t-on chez Eurostat. Elle y sera cependant obligée pour l’étude 2006 en vertu d’un règlement européen de juillet 2005

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Posté le 30 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Cours d’informatique dans les Appalaches

L’ordinateur une chance de répondre au désir d’avancer de toute une population exclue

Auteur de l’article : V. Fanelli - Volontaire d’ATD Quart Monde depuis plus de trente ans

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : La région des Appalaches est une région rurale et enclavée des Etats-Unis. Le déclin des mines de charbon et de l’industrie y a entraîné un taux de chômage beaucoup plus élevé que dans le reste du pays. L’auteur a décidé de s’investir dans un centre communautaire local et d’y donner gratuitement des cours d’initiation à l’informatique. Le projet a pour objectif de permettre aux populations locales de se former aux nouvelles technologies et d’apprendre à se servir d’un ordinateur. Quelques vieux ordinateurs ont été récupérés ici ou là pour mener à bien ce projet. Le cours a lieu deux fois par semaine pendant une dizaine de semaines. Chaque séance dure une heure et demie. Une centaine de personnes ont suivi le cycle entier et environ cinquante personnes ont abandonné en cours de route. La première fois que l’on est devant un ordinateur, le premièr souci exprimé par les participants aux cours est assez souvent : « j’ai peur de le casser (la machine) ». V. Fanelli essaye de maintenir une ambiance détendue pour « dédramatiser » le rapport à la machine. Le contenu des cours est présenté sur une affiche murale. Le cours s’adresse aux débutants, mais il doit donner des connaissances sérieuses en informatique. On y apprend entre autre, à utiliser Excel. La plupart de ceux qui suivent cette formation sont insérés dans la vie active. On retrouve parmi eux des vendeuses, des mineurs, des mécaniciens auto. Ils viennent ici en espérant acquérir une compétence pour accéder à de meilleurs emplois mieux rémunérés. Beaucoup souhaitent grâce à cette formation obtenir un poste dans un service d’information téléphonique implanté dans la région des Appalaches. Les personnes les plus pauvres ne viennent pas encore à ces cours. Le but de V. Fanelli est d’amener à suivre cette formation des jeunes ayant abandonné l’école trop tôt. Il veut aussi faire venir au centre des jeunes ayant une peine de travaux communautaires à purger. Le but est que cette formation qualifiante leur donne un nouveau départ dans la vie. Par ailleurs, V. Fanelli constate aussi que les personnes qui fréquentent le centre prennent l’habitude d’utiliser Internet. Elles viennent au centre pour jouer, pour participer à des forums de discussion, pour envoyer des mails, etc. Internet est en train de devenir un outil de communication et de loisir, même dans cette région assez isolée

Posté le 29 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Eurostat : plus d’un tiers de la population de l’Union européenne n’a pas de connaissances de base en informatique

La société de l’information en 2005 : état des lieux en Europe

Source : Eurostat – Communiqué de presse

Date : 20/06/06

Résumé : Eurostat publie une étude sur les connaissances et la compétence des Européens en informatique. Selon ces données, plus de 37% des personnes âgées de 16 à 74 ans au sein de l’Union Européenne n’avaient en 2005 aucune connaissance de base en informatique. Les résultats font état de différences d’ordre sociodémographique. Les femmes (39%) sont un peu plus nombreuses à n’avoir pas de compétence sur ce plan que les hommes (34%). De grandes disparités existent également entre les catégories d’âge et en fonction du niveau d’instruction. En moyenne dans l’UE, 10% des 16 à 24 ans n’étaient pas capables d’utiliser un ordinateur contre 29% des 25-54 ans et 65% des personnes âgées de 55 à 74 ans. La compétence diminue avec l’âge. Dans tous les États membres, l’éducation joue un rôle important dans l’amélioration des connaissances en informatique, le niveau d’analphabétisme informatique diminuant avec l’augmentation du niveau d’instruction. En moyenne dans l’UE, seuls 11% des personnes ayant un niveau d’instruction élevé n’avaient aucune connaissance en informatique. L’enquête révèle aussi qu’il existe des différences profondes de compétence informatique entre les États membres pour lesquels des données sont disponibles. Ainsi moins d’un quart de la population n’avait aucune connaissance informatique de base au Danemark (10%), en Suède (11%), au Luxembourg (20%), en Allemagne (21%) et au Royaume-Uni (25%) contre plus de la moitié de la population en Grèce (65%), en Italie (59%), en Hongrie (57%), à Chypre et au Portugal (54% chacun), ainsi qu’en Lituanie (53%)

Le rapport complêt – Statistiques en bref – 17/2006

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Posté le 22 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

ACCESS-net et le programme coréen KOIL contribuent à la formation de formateurs dans le domaine des TIC

Source : UNESCO

Date : 19/05/06

Résumé : ACCESS-net (Association des centres informatiques pour l’exploitation des synergies durables), dans le cadre du réseau de l’UNESCO, vient de mettre au point une nouvelle série de formations en collaboration avec des partenaires de la République de Corée. Cela a pour objectif de répondre au besoin croissant de formations de formateurs dans les domaines des TIC. Plus de 500 professionnels d’Europe orientale et d’Asie centrale se sont spécialisés dans l’administration et la conception de réseaux grâce aux formations organisées depuis 2001 par ACCESS-net. La formation de formateurs doit permettre aux participants d’acquérir des connaissances et des compétences dans le domaine des nouvelles technologies. Elle a également pour mission d’ouvrir de nouvelles perspectives pour bâtir un cadre de coopération Sud-Sud afin de favoriser les actions de développement dans le domaine des TIC en tenant compte des besoins locaux. Il s’agit de promouvoir les synergies durables au niveau régional, sous la coordination de l’UNESCO

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Posté le 22 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Développer les partenariats entre les professionnels de la formation d’Afrique et d’Eurasie dans le domaine des TIC

Une coopération transcontinentale sous l’égide de l’UNESCO

Source : Unesco

Date : 11/05/06

Résumé : La table ronde consacrée au « Développement des partenariats entre les professionnels de la formation d’Afrique et d’Eurasie dans le domaine des TIC » organisée par l’UNESCO du 19 au 21 avril 2006 à Dar es-Salaam (Tanzanie) a mis en avant des perspectives de collaboration pour établir une coopération intercontinentale entre les établissements africains et eurasiens dans le domaine de la formation professionnelle et du développement des TIC. Les technologies de réseau et Internet peuvent favoriser le partage et le transfert de connaissances entre l’Afrique et l’Eurasie. La Commission nationale de la Tanzanie pour l’UNESCO va préparer, en collaboration avec l’UNESCO, un programme de coopération à moyen terme entre la Tanzanie et la République de Corée dans le domaine des TIC. Les établissements tanzaniens qui ont participé à la réunion vont préparer des projets de coopération bilatérale et multilatérale avec les établissements eurasiens partenaires

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Posté le 12 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Demystifying the Digital Divide

The Simple Binary Notion of Technology Haves and Have-nots doesn’t quite Compute

Author of this article : Mark Warschauer

Article published in : Scientific American, n°42

Date : August 2003

Summary : this articles discusses the theory from which the digital divide could be easily tackled by a combination of computers and Internet connections. It’s the idea that the mere presence of technology leads to familiar and standard applications of that technology, which in turn bring about social change (it’s called the “fire model” : a computer, by its mere presence, will generate learning or development as a fire generates warmth). The author has travelled around the world to study community technology programs in both developed and developing countries. He has observed those programs and their applications and has interviews many participants and organizers. For instance, he has observed experiences based on the idea of providing an access to internet without teachers and instructors. The aim was to allow people to learn at their own pace rather than through the directives of instructors. But the results of those experiments were not very concluding (people spending time playing games on the internet instead of learning or making researches). His conclusions are that technology must be considered within a specific context that includes hardware, software, support resources, infrastructure, as well as people in various roles and relationships with one another and with other elements of the system. It is what he calls “social informatics” : technology and social system continuously shape each other, like a biological community and its environment. According to the author, the combination of well-planned and low-cost infusions of technology with content development and educational campaigns targeted to social development is surely a healthy alternative to projects that rely on planting computers and waiting for something to grow. He thinks there is no binary digital divide between haves and have-nots. Technology does not exist as an external variable to be injected from the outside to bring about certain results. It is woven into social systems and process. The goal of bringing ICT to marginalized groups is not merely to overcome a technological divide but instead to further a process of social inclusion

Posté le 26 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Des technologies inégalitaires ?

L’intégration de l’Internet dans l’univers domestique et les pratiques relationnelles

Titre de l’ouvrage : La fracture numérique - Réseaux

Ouvrage dirigé par A. Rallet

Auteurs de l’article : B. Lelong, F. Thomas, C. Ziemlicki

Editions Lavoisier/ISBN 2-7462-1158-0

Date : 2004

Résumé : A la différence de la diffusion de la télévision ou du téléphone mobile, l’accès à Internet présente une répartition très inégalitaire. De fortes disparités au niveau de l’équipement et des usages séparent les ménages et les individus, marquant ainsi des clivages socioéconomiques plus profonds. L’étude proposée ici est une étude longitudinale qui suit pas à pas les nouveaux internautes et qui vise à mettre en évidence les processus produisant concrètement le « fossé numérique ». Elle porte attention sur les dynamiques d’évolution. Cette étude a aussi pour objectif de spécifier les dispositifs techniques utilisés par les internautes. On analyse les itinéraires d’appropriation domestiques et familiales de l’Internet, les trajectoires d’apprentissage et de pratique du numérique, les pratiques de communications interpersonnelles favorisées par les TIC

Posté le 6 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Quatrième séminaire de Marsouin à Lorient les 11 et 12 mai 2006

Le point sur les recherches

Source : @-Brest

Date : 02/04/06

Résumé : Lors de ce séminaire seront présentés les travaux réalisés par les chercheurs de M@rsouin tous comme les travaux réalisés par d’autres acteurs investis dans les usages des nouvelles technologies. Quatre thèmes ont été retenus : une session "Interfaces Homme-Machine, pratiques psychologiques" ; une session "Aspects institutionnels, e-gouvernement" ; une session "Étude des usages, des pratiques sociales des TIC" ; et enfin une session "Quelle usage des technologies dans les méthodes/méthodologies d’évaluation et d’expérimentation"

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Posté le 3 avril 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Faciliter l’accès aux TIC pour lutter contre la fracture numérique

Interfaces innovantes et fracture numérique : de quoi parle-t-on ?

Source : Fing

Date : sans (mars 2006)

Résumé : Un français sur deux ne se connecte pas à Internet. Le projet "Interfaces Innovantes et Fracture Numérique" s’efforce d’identifier des voies nouvelles pour faciliter et simplifier l’accès aux TIC au plus grand nombre. Cet article clarifie les enjeux et propose des pistes d’action très concrètes

Lien hypertexte: Article publié dans Fing
Posté le 27 mars 2006 par EComtat - Consulter cet article seul