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Lien social et nouvelles formes de sociabilité

La société hypermoderne

D’après les travaux de François Ascher

Source : Sociétiq

Date : 11/06/06

Résumé : Le magazine Chronic’Art de l’Eté 2005 (n°20) évoque les réflexions de François Ascher, architecte-urbaniste et philosophe (professeur à l’Université Paris VIII), sur les villes modernes. François Ascher pronostique une montée en intensité de la modernité et de ses trois dynamiques : individualisation, rationalisation, différenciation. Les TIC s’imposent comme l’architecture de cette nouvelle économie cognitive fondée sur la mobilité (des hommes, des biens, des capitaux, des idées…). La société hypermoderne se constitue et se représente elle-même à partir des réseaux de mobilités et de relations "réelles" ou "virtuelles" qui la structurent". La ville a toujours reflété l’évolution des modes de production, circulation et consommation. Le capitalisme cognitif accouche de la « métapole » : habitat décentré, en réseaux horizontaux, reliés à des noeuds d’interconnexion. Les citadins, en tout cas ceux qui sont portés par la dynamique de modernisation, y sont multi-appartenants. Ils habitent dans une commune, travaillent ou étudient dans une deuxième, se divertissent dans une troisième, s’approvisionnent dans une quatrième

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Posté le 15 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Plus jamais seul avec mon téléphone portable

D’après l’ouvrage de M. Benasayag et A. Del Rey

Source : Sociétiq

Date : 15/06/06

Résumé : M. Benasayag, psychanalyste et philosophe, et A. Del Rey, enseignante en philosophie, viennent de publier, un ouvrage critique sur les utilisations du téléphone : "Plus jamais seul : le phénomène du téléphone portable" (Paris, Editions Bayard, 2006). Ils décortiquent et décrivent un certain "vide" communicationnel possible avec l’utilisation du téléphone portable. Selon les auteurs, on croit que la technique, à travers les fonctions de notre portable, nous donne la possibilité de garantir une présence. Mais derrière la communication, il n’y a personne. La communication qui, en aucun cas, ne remplace le partage, garantit une réelle absence. En effet, La mamie virtuelle n’a rien à voir avec la personne âgée avec laquelle on a du mal à partager. La mamie communicationnelle comme le père toujours joignable, mais seulement sur son portable, deviennent des fonctions virtuelles qui finissent, non seulement par ne pas garantir une relation, mais au contraire par créer une illusion communicationnelle en boucle fermée où chacun reste dans sa bulle

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Posté le 15 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Usage d’Internet et investissement en capital social

TIC et réseaux sociaux

Source : Marsouin – Cahier de recherche n°6-2006

Auteurs de l’étude : Thierry Pénard, Nicolas Poussing

Date : juin 2006

Résumé : cet article étudie le rôle d’Internet dans la formation du capital social. L’usage d’Internet a-t-il un impact sur la nature et l’intensité des investissements d’un individu dans des réseaux sociaux formels et informels ? Cette question est d’abord examinée d’un point de vue théorique à l’aide d’un modèle microéconomique d’investissement en capital social. Puis, à partir de données luxembourgeoises, les auteurs tentent d’identifier empiriquement les déterminants de l’investissement en capital social hors Internet et via Internet. Ils mettent en évidence un effet positif de l’usage d’Internet sur l’engagement dans des réseaux sociaux. Par ailleurs, ils montrent que la majorité des investissements en capital social via Internet viennent en complément des investissements hors Internet (investissements directs), sauf pour les individus ayant connu une mobilité ou une rupture dans le passé (géographique, professionnelle, affective). Ces derniers semblent tirer des bénéfices importants de l’usage de l’Internet, pour entretenir ou renouveler leur capital social.

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Posté le 9 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Un lecteur RSS complet et social sur LinkedFeed

Les communautés virtuelles

Sources : Magazine ratatium / republié dans @-Brest

Date : 08/06/06

Résumé : le nouveau lecteur RSS de LinkedFeed (LinkedFeed est un réseau social d’information entièrement personnalisable et automatisé. Plus vous l’utilisez, plus il donne des informations pertinentes, pour vous et pour ceux qui partagent vos centres d’intérêt) est une petite révolution en soi. Il reproduit tout ce que vous trouvez sur un agrégateur logiciel, avec en plus une dimension sociale unique, et le tout en service web accessible depuis n’importe quel ordinateur (Internet Explorer et Firefox). La liste de tous vos flux sont accessibles directement à gauche du lecteur, sans avoir besoin de quitter le lecteur pour regarder les actualités des autres sites. Les notes attribuées par les utilisateurs de LinkedFeed sont désormais publiques et vous participez de façon beaucoup plus visible au réseau social, en signalant à toute la communauté les articles et les contenus multimédias (dans les podcasts) que vous trouvez intéressants. Des flèches vertes et rouges indiquent les articles jugés intéressants ou non par les utilisateurs du réseau. LinkedFeed met en relation les utilisateurs ayant les mêmes centres d’intérêts pour vous proposer des flux auxquels vous n’êtes pas encore abonnés mais qui devraient vous intéresser (les fameux "Linked Feeds"), et des actualités en rapport avec celles que vous lisez. LinkedFeed gère maintenant les podcasts audio avec l’intégration d’un player MP3 pour lire directement les flux audio sans quitter le lecteur RSS. Les autres types de fichiers en "enclosures" sont également gérés sous forme de téléchargement

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Posté le 9 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

L’internaute 2.0 est-il un animal social ?

D’après l’ouvrage de Jérôme Delacroix

Source : XML.fr

Date : 03/03/06

Résumé : Selon Jérôme Delacroix - auteur du livre « Les wikis, les espaces de l’intelligence collective », paru en mars 2005 chez M2 Editions - le Web 2.0 marque la troisième grande période dans l’histoire de l’Internet (la première période étant caractérisée par l’accès aux informations et la deuxième par la tentation de convertir Internet en un outil dédié au commerce business : « la bulle Internet »). Le Web 2.0 a un caractère social dans la mise en relation des individus. L’auteur cite quatre outils qui sont autant de vecteurs de ce caractère social du Web 2.0 : les blogs ou carnets web qui généralisent l’accès à la publication sur Internet ; les réseaux sociaux tels que LinkedIn, Viaduc ou 6nergies qui sont des plateformes de mise en relation ; les wikis (un wiki est un site Internet qui peut être modifié par ses utilisateurs en temps réel et sans modération) qui facilitent la création de communautés virtuelles ; et enfin, la messagerie instantanée qui agit comme un "pont" entre le monde réel et le monde virtuel. Cette révolution du Web 2.0 donne la possibilité à tout un chacun de prendre la parole et de s’exprimer sur Internet. Selon Jérôme Delacroix, le Web 2.0 fait aussi de l’internaute un individu « hypersocial ». Pour autant, ce phénomène est nouveau et les internautes s’y adaptent de manière très inégale. Il existe une variété d’attitudes selon les internautes : certains restent fortement ancrés dans le monde réel et n’utilisent Internet que pour les prolonger (utilisation de la messagerie pour rester en contact avec des proches) ; d’autres s’engagent un peu plus dans le monde virtuel (participation à des forums, à des chats) ; d’autres encore sont des individus qualifiés par l’auteur « d’hypersociaux » qui gardent un équilibre parfait entre leurs activités dans les mondes réel et virtuel (« l’individu hypersocial » arrive à gérer ces deux sphères avec une certaine virtuosité. Dans certains cas, il pourra connaître des personnes sur le Web sans les connaître dans la vie réelle. Dans d’autres cas, il pourra essayer de fusionner les deux et de rencontrer dans le monde réel les amis qu’il peut avoir sur le net). Cette "hypersociabilité" se traduit par une hypervisibilité. Aujourd’hui nous sommes tous visibles sur la toile. Cette visibilité peut être voulue, choisie dans le cas des blogueurs, mais elle peut être aussi subie. Google garde, en effet, en mémoire les pages même lorsqu’elles ne sont plus en ligne. Le Web permet aussi d’obtenir de l’information sur "l’autre" (sur ses réseaux de sociabilité, sur ses centres d’intérêt , sur ses opinions ...). On entre ainsi dans l’ère de la transparence. Cela modifie considérablement le rapport entre vie publique et vie privée. Par ailleurs, le nouvel Internet pose aussi la question de la relation entre l’homme et la machine (l’auteur parle de l’enjeu de « l’exo-sociabilité », c’est à dire de la sociabilité avec des objets avec le risque de prendre les machines comme substitut aux relations avec des êtres humains. Exemple de la robotique au Japon)

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Posté le 5 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Les formes de la sociabilité électronique : thèse de Julia Velkovska

Une sociologie des activités d’écriture sur Internet

Source : EHESS – Sociologie

Date : octobre 2004

Résumé : cette thèse de sociologie étudie les interactions écrites se déroulant en temps réel ou différé sur Internet, dans le cadre de chats, de forums et de listes de discussion. À travers une approche praxéologique des activités d’écriture électronique, l’auteur traite d’un double problème sociologique, celui de la relation sociale et celui de l’émergence de collectifs sur Internet. Cette thèse propose une approche centrée sur les activités des participants. Elle questionne la nature des textes produits par l’écriture électronique et problématise leur aspect de trace écrite et figée pour les analyser comme des activités d’écriture, caractérisées par une organisation pratique et un développement temporel spécifiques. La thèse produit une analyse de la sociabilité électronique comme articulée aux procédures employées par les participants pour se présenter, pour identifier et manifester des types de liens et des formes d’appartenance à des collectifs. L’analyse montre que les participants s’engagent dans deux principales formes de relation et de collectif, personnelles et impersonnelles. Les premières mobilisent comme ressource l’histoire des relations et un savoir partagé, souvent implicite. Les secondes s’orientent par rapport aux sujets discutés et exploitent des savoirs thématiques. Chaque espace de communication peut être décrit par la prédominance d’un type de relations et de collectif. Alors que les chats se caractérisent par la prégnance des relations personnelles, la liste de discussion apparaît plutôt comme support privilégié des relations impersonnelles. Cette analyse montre la relation entre des pratiques d’écriture spécifiques et des formes d’identité, de relations et de collectifs. La sociabilité électronique apparaît ainsi comme accomplie dans les activités d’écriture des internautes

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Posté le 2 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Journée d’études organisée par le CREIS : Les données personnelles et les nouveaux outils d’échanges (Blogs, Wikis, messageries instantanées, Peer-to-Peer, fils RSS, ...) - Paris le 9 juin 2006

Le programme

Source : @-Brest

Auteur : Michel Briand

Date : 01/06/06

Résumé : Programme de la Journée d’études organisée le 09 juin 2006 à Paris – Jussieu sur les données personnelles et les nouveaux outils d’échanges (Blogs, Wikis, ...). Les thèmes retenus sont les suivants : la protection des données personnelles sur les nouveaux outils d’échange (la loi Informatique et Liberté, efficacité du droit face aux abus d’utilisation des nouveaux outils d’échange) ; les enjeux économiques (les modèles économiques liés aux nouveaux outils d’échange, les enjeux économiques et sociaux des nouveaux outils d’échange) ; les enjeux sociaux et culturels (les blogs, leurs rôles et leurs limites ; fin de la vie privée sur le Net)

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Posté le 2 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Technologies et lien social : la communication de P. Flichy

Colloque national de Paris : pour une refondation des enseignements de communication des organisations - 25 au 28 août 2003

Source : CR COM – Economie et gestion

Date : 2003

Résumé : extrait de la communication de P. Flichy, Professeur des universités à Marne-la-Vallée, Chercheur au laboratoire de l’école nationale des Ponts et Chaussées (LATTS). Selon P. Flichy, Internet permet d’aller chercher de l’information, mais il est aussi un outil de communication. L’internaute n’est donc pas solitaire. Il communique avec d’autres. Mais une ambiguïté fondamentale apparaît dans cette communication électronique au travers de la notion "d’écran". L’écran masque et empêche des contacts « vrais » donc il induit une rupture dans la communication. La communication à distance fait-elle disparaître la communication en face à face ? P. Flichy fait observer que ce débat a déjà eu lieu à propos du téléphone. Or les sociologues ont constaté que le téléphone n’est pas un substitut à la relation de face à face. « Plus on se voit, plus on se téléphone ». Seule exception à ce principe : les liens familiaux. Le téléphone est alors un substitut à l’éloignement géographique des familles. Il est probable que les communications via Internet s’inscrivent dans ce schéma. Le lien électronique ne détruirait donc probablement pas le lien social. P. Flichy s’appuie sur des études américaines pour essayer de caractériser les usages d’Internet au regard du thème de la sociabilité. Les communautés en ligne (forums...) se caractérisent par une forte composante locale pour un tiers d’entre elles. Le mail, quant à lui, permet de communiquer avec la famille. 80% des internautes envoient des mails à leur famille et 62% d’entre eux leur écrivent au moins une fois par semaine. Il y a aussi une complémentarité des outils de communication (mails, téléphone portable...). On s’envoie des messages électroniques, mais on se téléphone également. Les nouveaux outils techniques deviennent donc des ressources du lien social et s’articulent les uns avec les autres.

Extrait de la communication de P. Flichy

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Posté le 2 juin 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Projet de recherche : Pratiques de sociabilité et Internet

Le chat multimédia scénarisé de l’Internet nouvelle génération

Source : ENST – Département économie, gestion, sciences humaines et sociales

Date : 2003

Résumé : l’objectif de ce programme de recherche est de fournir une interface réactive et évolutive en fonction des propos tenus par les internautes lors des chats et d’observer les usages de cette nouvelle génération de chat par les utilisateurs. A l’aide d’une base multilingue de données linguistiques et textuelles, les initiateurs du projet repèrent les mots utilisés par les « chatteurs ». Ils réalisent aussi une analyse sémiologique et ethnologique des usages

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Posté le 31 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul
 

Le nouveau pouvoir des internautes

Un wikibook téléchargeable, édité et amendable en ligne

Source : Artesi

Date : 20/04/06

Auteurs de l’article : sans

Auteurs de l’ouvrage : François-Xavier Hussherr, Cécile Hussherr, Marie-Estelle Carrasco

Résumé : Le Nouveau pouvoir des internautes illustre les apports positifs des TIC et explore les nouveaux horizons que nous ouvrent les nouvelles technologies tant sur le plan des relations humaines que sur le développement d’une démocratie plus participative. Les TIC induisent, en effet, de nouvelles formes de rapports sociaux, de nouveaux rapports économiques et, depuis que les hommes politiques ont leurs blogs, de nouvelles manières de faire de la politique avec des forums de discussions politiques du troisième millénaire. Avec le numérique, une ère nouvelle s’ouvre à nous dans l’histoire de l’humanité. Une grande première dans le monde de l’édition, le livre est téléchargeable gratuitement et en intégralité en ligne conjointement à sa sortie en librairie. Les auteurs du livre font aussi un autre pari fou, celui de faire corriger, modifier, enrichir leur premier ouvrage par les internautes sur un Wiki jusqu’au 14 juillet 2006. Le résultat de ce travail collaboratif appelé wikibook doit donner lieu à la publication par l’éditeur Timée d’un deuxième ouvrage sous formats papier et en ligne

Téléchargez le livre gratuitement et en intégralité

Amender le livre sur le Wiki

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Posté le 10 mai 2006 par EComtat - Consulter cet article seul